Atelier d'expression poétique

Agathe Vanclef

LES NUAGES, UNE SEMI-MORT

 

Les nuages sont haïs de tous, logique, direz-vous. Mais je dirais même d'une logique implacable. Comment ne pas haïr ces nuages ? Comment ne pas haïr ce qui nous retire le peu d'espoir que nous avons encore ? Où plutôt, pourrions avoir.

 

Ces boules de coton, blanches, grises ou noires, dans tous les cas d'un esprit maussade. Esprit qui agit sur notre humeur. Ou bien, peut-être serait-ce le contraire ? Seraient-ce nos humeurs qui agissent sur les nuages qui, eux, ne demandent rien et ne font que refléter notre état d'âme, ce que nous ressentons ?

 

Si je le pouvais, je le croirais. Mais si l'on accepte cette hypothèse, cela reviendrait-il à dire que « hiver » est signe de tristesse et « été » synonyme de joie ? Laissez-moi en douter. Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il fasse ensoleillé, certaines personnes se distingueront toujours. Tant par leur état de vie que leur état de mort. Ou de semi-mort. Pas une mort-vivante, non, ce n'est pas pareil. La semi-mort convient mieux.

 

Vous ne percevez sans doute pas la différence. Prenons le feu. Pour celui-ci, la vie est le bois qui brûle dans l'âtre, les cendres sont la mort de ce feu, le bois est totalement consumé. La mort-vivante est le bois qui reprend vie sur l'ultime braise. Alors que la semi-mort, ce sont les rougeoiements des dernières braises, dernières cendres. Elles sont rouge vif, couleur du sang, et qui dit sang dit mort. Mais pas n'importe quelle mort, mort dans la souffrance.

 

Une souffrance qui dure encore et encore, indéfiniment. Voilà ce qu'est la semi-mort. Personne n'y pense jamais vraiment car tout le monde a le rêve d'une mort et non le cauchemar d'une semi-mort.

 

Auteur: Agathe Vanclef

IMMOLATION

 

Un coup de vent, un simple souffle et nous repartons de plus belle. Intarissables, insatiables, nous détruisons tout sur notre passage. Rien ne nous résiste, rien ne peut nous résister, rien n'ose nous résister. Nous sommes bien trop fortes, ce serait idiot de ta part.

 

Tu te soumets à nous car jamais nous ne nous soumettrons à toi. Il n'y a pas d'autre issue.

Nous sommes idolâtrées de tous, rien n'est plus digne que nous. Nous nous dressons de toute notre fierté, te défions du regard.

 

Qu'attends-tu ? Nous te voulons… Tout entier. Surtout, n'attends plus !

 

Tu ferais n'importe quoi pour nous, pour nous satisfaire, pour nous rendre grâce. Tu es notre offrande, tendre cadeau de vie. Tu nous donnes tout de toi, nous te prenons tout, nous ne laisserons rien.

 

Tes chairs, ta peau, tes os, tes boyaux, rien ne passera outre notre souffle de braise.

 

Soumission inflexible, tu nous accordes enfin ton corps que nous entendions depuis si longtemps. Tu en auras mis du temps avant de finalement te décider. Mais tu as fait le bon choix. Douleur exquise, met exquis. Nos doigts effilés tentent de t'attraper… Pourtant tu te ravises. Tu ne veux plus. Pourquoi ? Tu as peur ? Tu ne devrais pas. Tu ne peux pas.

 

Donner c'est donner, reprendre c'est voler. Tu t'es offert à nous, il est trop tard, tu ne peux faire marche arrière. Comment oses-tu t'enfuir ? Tu n'as pas le droit !

 

Insolence suprême ! Nous nous jetons sur toi, nous te dévorons. Tu t'embrases. Magnifique spectacle, vision délicieuse et jouissive. Nos flammes entrent en toi, te brûlent, te détruisent. Plus de temps à perdre. Un dernier hurlement de ta part et tu disparais entre nos doigts de flammes.

 

Silence tant attendu. Puissance incontrôlable.

 

Auteur: Agathe Vanclef

SIGNES ALEATOIRES

 

Des traces, encore et toujours des traces, celles que l'ont évite et celles que l'on suit. Mais même en les esquivant, on ne peut totalement y échapper. Elles seront toujours là. Il y des traces qui s'effacent au fil des jours, des semaines et mois et d'autres, indélébiles qui passent avec le temps sans jamais disparaître définitivement.

 

Mais, qui fait ces traces ? Nous, les habitants de ces villes et pays ? Si c'est le cas… nous ne choisissons alors en aucun cas quelles sortes de traces nous laissons et laisserons derrière nous. Après tout, qui sommes nous pour avoir le droit à ce choix ? Personne, seulement une poignée d'individus inconnus.

 

Inconnus, peut-être. Identiques, certainement pas. On trouve toujours ces petites choses qui différencient chacun de son voisin, de son frère, de ses amis, de tous. Je ne parlerai pas de beauté, qu'elle soit extérieure ou intérieure. La première car elle est complètement subjective, la seconde car j'avoue détester ce terme. Et puis, qu'est-ce que l'on peut désigner comme « beauté intérieure » ? Comment certains vont agir pour eux, pour les autres ? Ceux qui sont altruistes et solidaires ? Les croyances et sujets dans ce style ? Ce qu'ils disent et font ? En gros, ce qui affirmerait telle ou telle personne comme bonne ou mauvaise. Non.

 

Avouez que tout cela est légèrement absurde. Alors, à la place de débattre là-dessus pendant des heures comme nous pourrions le faire, je vais clore. J'ai déjà trop étendu le sujet, à mon goût.

 

Dans ce cas, qu'est-ce qui nous différencie des uns et des autres ? Notre façon de penser ? En grande partie, je crois. Imaginez quelle horreur ce serait si tout le monde pensait d'une même et unique manière. Chacun serait d'accord avec celui en face, à gauche, à droite, de lui, avec tous. Il n'y aurait plus de débat pour savoir qui a tort ou qui a raison – bien que souvent, ce ne soit ni l'un ni l'autre. Personne n'aurait plus aucun ennemi à persécuter, à provoquer, à mettre au sol. Un monde où tout le monde penserait pareil relèverait de l'utopie, et ce, pour deux raisons.

 

Premièrement, car un monde utopique, c'est tout beau, c'est tout rose, tout le monde est gentil, tout est parfait – à première vue -, on est tous égaux... Et bien sûr, il n'existe pas, et n'existera jamais.

 

Et, dans un second temps, car une bonne partie des gens habitant cette planète rêvent de cette utopie, mais personne ne l'aura.

 

Personnellement, j'en ai peur. Oui, je suis effrayée à l'idée d'un monde parfait. Ce doit être ma plus grande frayeur, hantise. Penser comme des millions, des milliards de personnes... Cela m'en donnerait des frissons !

 

Pour être différent, il y a aussi nos façons de réagir. Là encore, on retrouve plusieurs catégories.

 

Vous connaissez tous cette personne extravagante qui réagit au quart de tour. Celle qui va pleurer de tristesse, celle qui va pleurer, hurler, sauter de joie. A vous exploser les tympans, à vous étouffer. Et vous l'aimez cette personne, quelles que soient ses réactions.

 

Vous connaissez également cette personne qui, trop timide pour montrer ses émotions et les laisser prendre le dessus, va simplement laisser couler une larme ou échapper un sourire. Mais vous savez qu'intérieurement elle est effondrée ou, au contraire, remplie de bonheur. Et vous l'aimez cette personne, quelles que soient ses réactions.

 

Vous connaissez aussi cette personne qui, quelles que soient ses émotions, ne laissera jamais rien transparaître. Hormis, peut-être, ce pincement de lèvres mi-rictus et cette lueur dans les yeux toujours présents sur son visage, que l'émotion soit intense ou moindre. Cette personne n'est pas insensible ou dénuée de sentiments. Elle est simplement moins expressive et incapable de pleurer, de hurler sa joie ou son chagrin au monde entier. Et vous l'aimez cette personne, quelles que soient ses réactions.

 

Je pense faire partie de cette troisième et dernière catégorie, ce qui m'a valu, à plus d'un tour, le nom de « fille de glace ». Mais ne vous inquiétez pas, mon cœur bat, il n'est pas glacé, il est bien chaud dans ma poitrine du sang qui y circule.

 

Une chose, encore, qui nous sépare les uns par rapport aux autres : l'essence même de notre existence. Je ne parle pas d'un quelconque Dieu qui nous aurait envoyé sur Terre pour je ne sais quelle mission à accomplir ou je ne sais quoi. Non, certainement pas, il vous faudra trouver quelqu'un d'autre pour cela. Moi, je parle du « pourquoi ? » et du « pourquoi pas ? ». Pourquoi nous et pourquoi pas d'autres ? Pourquoi ferais-je cela et pourquoi ne le ferais-je pas ? Pourquoi ceci et pourquoi pas cela ? Tous ces « pourquoi » aux réponses ignorées... et qui le resteront.

 

Auteur: Agathe Vanclef

Nuages insignifiants

Reviens, après la pluie

Pluie enivrante

Enivrance austère

Austérité intacte

Intacts sont les nuages

Nuages blancs et froids

Froids d'espoir, de désespoir

Désespoir du ciel

Ciel poudreux

Poudre de voyage

Voyage de l'au-delà

Au-delà des étoiles

Etoiles brillantes

Brillantes de souffrances

Souffrances éternelles

Eternelle jusqu'à l'infini

Infini de blanc, infini de noir

Noir d'espoir

Espoir inexistant

Inexistence cachée

Cachée des nuages

Nuages mi-gris

Gris de tristesse

Tristesse imposée

Imposée et non-choisie

Choisie mais inutile

Inutilité du mensonge

Mensonge arrogant

Arrogance du ciel

Ciel de nuages.

 

Auteur: Agathe Vanclef

Disparition de l'Âtre

Calme du soir

Feu de l'âtre

Oubli des flammes

Danse des âmes

Souffles courts

Et bruits sourds

Baisers de braises

Lèvres gonflées

Baisers de glace

Désolation soufflée

Souffre de grâce

Passion électrique

Douleur froide

Énergie antique

Vent d'espoir

Cendres noires.

 

Auteur: Agathe Vanclef

Monique Vannitsem

Boîtes à surprises


Boîte blanche.

Couvercle de satin.

Brume du matin.

Regard d’espoir.

Jour de chance.

 

Boîte rose.

Une chose.

Deux choses.

Visage du destin.

Joies, chagrins.

 

Boîte verte.

Surprise, découverte.

Montagnes.

Plaines désertes.

Routes, chemins.

 

Boîtes bleues.

Rêves et chimères.

Souhaits

Plaisirs.

Bonheur.

 

Boîte noire.

Labeur, effort.

Repos, sueur.

Fatigue.

Quai, départ.


Auteur: Monique Vannitsem

A quatre pattes, je me suis lancé.

J’ai trébuché, j’ai glissé.

Je me suis levé.

 

De plus en plus vite, mes pieds ont marché.

Ils m’ont mené où je voulais aller.

Des joies d’enfants, j’ai éprouvées.

Des choses magnifiques, j’ai contemplées.

D’étranges personnes, j’ai rencontrées.

 

Si j’avais su que pour y arriver, je devais tant voyager !

 

Mes jambes agiles m’ont fait danser.

J’ai tourné, valsé,

J’ai connu l’amour d’un jour.

J’ai visité l’amour éternel.

.

Mes jambes d’acier m’ont amené dans des pays insoupçonnés.

Des mers, des lacs, des déserts,

J’ai découverts.

Des peines, tourments, des guerres,

J’ai soufferts.

Des joies, des triomphes, des gloires,

Dans des coupes d’or et d’argent, j’ai pu boire.

 

Si j’avais su que pour y arriver, je devais tant voyager !

 

Mes bras sont fatigués.

Ils ne savent plus quelle destinée indiquer.

Mes épaules ont tant porté de bonheurs et d’anxiétés.

 

Près de moi, asseyez-vous !

Je vais vous raconter ces trésors que j’ai découverts…

Après avoir tant marché.

 

Auteur: Monique Vannitsem

As-tu jamais désiré passer des vacances au pays des chimères, là-haut dans les nuages ?

Tu fermes les yeux.

Tu t’échappes sur un rayon de soleil vers l’infini.

Tu déposes les pieds sur la route de cailloux blancs et de duvet d’anges.

La pluie de gouttes d’argent mouille tes cheveux.

Un léger embrun caresse ton visage.

 

Tu rencontres des elfes et des fées.

Tu apprivoises des tigres, des lions.

Tu saisis des papillons transparents.

….Nuages imaginaires.

 

Tu pénètres dans un château de cristal.

Tu t’assieds sur le trône.

Tu es servi dans des plats d’opale.

Tu bois de l’hydromel.

 

…Nuages éphémères.

 

Tu descends au jardin.

Il sent la rose et le jasmin.

« C’était un petit porte bonheur »

 

Les fleurs te parlent

Les oiseaux chantent en chœur.

…Nuages de douceur.

 

Les eaux du lac t’attendent.

Te voilà sur un bateau blanc.

Un phénix te survole.

Tu cries, tu frémis, trembles.

Ta route s’assombrit.

Tu déboules du haut d’un rayon de lune.

Tu te réveilles dans ton lit.

 

As-tu jamais désiré passer des vacances au pays des chimères, là-haut dans le ciel ?

 

Auteur: Monique Vannitsem

Laure Quertemont

LE  MALHEUR

Quand j'avais tout perdu, travail, maison et mère

Alors, j'ai rencontré ces belles étrangères.

Celles qui m'ont aidé, me redonnant confiance.

Sourire à la vie tel était la devise.

Bien fermer le rideau, repartir à zéro.

En s'occupant des autres, en les réconfortant.

Courir au bout du monde, pour les remercier

Toutes  ces belles  âmes, avec qui j'ai dansé.

Renaitre de la sorte et toujours espérer.

 

Auteur: Laure Quertemont

TRISTESSE

Nos adieux de départ.

Nos soupirs et nos larmes.

Des nuages de pluie, les ont accompagnés

Ton regard est si froid.

Passe- moi ton mouchoir

Car la mer de mes yeux, me cache ton visage

 

Auteur: Laure Quertemont

GAIETÉ

Demain sera le jour.

Le jour de ton retour.

Quelques roses cueillies

Dans la pénombre humide

Du jardin blanc et bleu

Que reflète le ciel

La gaieté du soleil

 

Auteur: Laure Quertemont

MON AMOUR SORCIER

J'ai vu de ces voyages éblouir un miroir

Le cœur au désespoir par un soir de Noël

Sous une pluie d'étoiles ton âme me rejoignait.

Dans ce petit village où j'avais fait naufrage

Pour te revoir ce soir, j'aurais tout traversé.

Pour un de tes baiser oh mon amour sorcier.

 

Auteur: Laure Quertemont

LE FEU

On dit qu'elle n'a plus qu'une étincelle de vie dans le regard

Qu'un feu intérieur la dévore

Qu'elle s'enflamme facilement

 

On parle de signe de feu

De chaleur humaine

Mais quel est volcan diffusant tant d'énergie ?

 

Il jailli du centre de la terre

Il est la vie qui coule en nous et risque de s'évanouir

Si on ne le nourrit pas

 

Mais voyons, diffusons-le à d'autres pour qu'ils s'épanouissent

Jamais il ne s'éteindra

C'est ainsi qu'il pourra se renouveler jusqu'à la fin des temps

 

Auteur: Laure Quertemont

VOYAGE

Ce matin j'ai le blues de l'hiver

Que faire pour renaître ailleurs

Là où il y a  chaleur et beauté

 

Fermant les yeux j'imagine

Couchée au bord de l'eau

Le soleil caressant ma peau.

 

Ma respiration imite à merveille

Le flux et le reflux de l'océan

J'intensifie ce bruit, ça marche

Visualisant les vagues et le ressac

 

Je l'évite, je plane

Mes pieds s'enfoncent dans le sable

Avec le retour de la vague

 

La tête me tourne

Une étoile de mer s'accroche aux galets magiques et scintillants

Une lame de fond m'emporte au loin

Ouf ! Je respire je flotte

Comme c'est bon d'être encore en vie

 

Auteur: Laure Quertemont

Chantal Cibour

Mon manège intérieur


Voyager au bout du monde
Autour de la terre,
Tourner en rond.
Arrêt sur image !
Je me regarde à l’intérieur.
Maman, tu pleures ?
Coquelicot dans mon cœur.
Bébés heureux
Oranges et chocolat.
Méli- mélo de souvenirs.
L’alizé m’emporte…
Porte d’Enfer et Man Coco,
La Soufrière c’était hier.
Mon p’tit vélo
Comme le ciel bleu.
Et toi l’amie
Toute mon enfance,
Tu es là-haut
Et dans mes rêves.
Premiers sourires porte-bonheur
Premiers chagrins du lendemain,
Malheurs du cœur
Dans un tiroir de ma mémoire ?
Vite, referme toi
Je fais l’autruche
C’est mieux ainsi.
Dans le grenier de ma mémoire….
Poussière.

 

Auteur: Chantal Cibour

Mon cœur est triste
Mon cœur est gai,
Nuages blancs, nuages noirs.
Plonger en moi me fait flipper
Parfois.
Comme en mer,  je vacille
Si je n’ai plus pied.
Pourtant, richesses
Des profondeurs obscures :
Anémones et étoiles de mer,
Poissons multicolores, tortues, dauphins.
Cette vie en couleurs
Me fascine et m’angoisse,
Trop d’eau, trop de souvenirs,
Trop d’impatience ?
Peur de résurgence des jours fracas
Au goût de fiel ?
Je vous enferme au fond du gouffre.
Petits tiroirs de ma mémoire:
Douceurs, jardin secret, trésors,
Couleurs de miel
Et d’arc- en- ciel.

 

Auteur: Chantal Cibour

Je manque de ciel

Le ciel est bas, le ciel est gris,
Les toits sont assombris.
L’hiver n’en finit pas.
Je voudrais tant partir là-bas,
Là où le ciel est infini,
Là où le gris est inconnu.
Rêver encore un peu !
Nuages bleutés de  l’été dernier
Quand reviendrez-vous ?
Mon cœur est froid
J’ai mal aux pieds.
Nuages aimés, traversez les océans !
J’ai envie d’un ciel odorant,
De mille feux et de douceurs.
Ciel clair et pur
Tu fais revivre la nature :
Les fleurs, les arbres, les âmes
Reprennent force, grandissent.
Un nouveau cycle commence
Je retrouve mon insouciance,
Les jeux, les rires
Emplissent mes yeux émerveillés.
Ils sont revenus les nuages
Au parfum de l’été dernier.


 

Auteur: Chantal Cibour

Flammes

Depuis des siècles,
Tu dors.
Tes flancs sont couverts de vie :
Des arbres, des fleurs,
Des hommes aussi.
Ce soir, tu tousses.
Ton vieux corps se réveille.
Ta tête se soulève:
Fumée blanche, fumée noire
Gravats,
Des flammes s’envolent.
Le ciel se réchauffe, s’illumine.
Tu craches, tu hurles,
Rougeur, chaleur
Ta colère te rend majestueux.
Tu souffles si fort…
Et dans un cri puissant
Tu sors ta langue de feu,
Lente coulée rougeoyante.
Ton cœur, ta vie
Se répandent sur tes flancs.

 

Auteur: Chantal Cibour

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